Les femmes sont deux fois plus victimes de harcèlement en ligne que les hommes.

Partenaires rancuniers publiant des informations privées, inconnus grossiers, collègues insistants : certains faits de harcèlement peuvent porter atteinte à la réputation, à la dignité et être préjudiciables à la carrière des femmes.
Entre 2016 et 2017, les infractions en ligne ont augmenté de 30 % et les cyberattaques visant des femmes de 30% également.

Les enfants ne sont pas exempts. En 2014 l’Unesco estimait que 12% des 9-16 ans en avaient été victimes et parmi elles, seules 10% en avaient parlé à leurs parents. Cette vidéo de prévention a été mise en ligne par le Ministère de l’éducation :https://www.youtube.com/watch?time_continue=13&v=l1oSY0RdK_M

Le premier conseil pour réduire le phénomène est de dénoncer les profils-agresseurs auprès des plateformes et de demander la suspension ou l’exclusion du profil.
A la différence d’autres plateformes, Tweeter a été épinglé par Amnesty pour ne pas suffisamment prendre en compte la question du cyber-harcèlement.

Second conseil : porter plainte auprès de la gendarmerie, de la police ou par lettre au Procureur. Le harcèlement en ligne est en effet d’un délit et les cyber-harceleurs encourent deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Le harcèlement est caractérisé lorsque des propos ou comportements répétés, ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie de la victime, se traduisent par une altération de sa santé physique ou mentale. Compromettre l’avenir professionnel de la victime et ses conditions de travail constitue une circonstance aggravante, tout comme le fait de s’en prendre à un.e mineur de moins de quinze ans ou à une personne vulnérable. Les captures d’écrans constituent des preuves.

S’auto-googleliser et demander à ôter certaines informations en ligne nous concernant, désactiver la géolocalisation, ôter son numéro de téléphone du CV en ligne, vérifier l’identité d’un covoitureur, précautions à prendre en cas de « sexting » : voici un guide très précis, pour se protéger individuellement de ces agressions émotionnelles.